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Stimulation magnétique et électrique du cerveau : vers une guérison des acouphènes ?

18 Juin 2024, 17:15pm

Publié par Box News

Stimulation magnétique et électrique du cerveau : vers une guérison des acouphènes ?

Dix pour cent des Français souffrent d’acouphènes. Si ces acouphènes sont très supportables pour la majorité des gens, on estime que pour un million et demi de personnes ils sont en revanche extrêmement gênants, au point d’entraîner chez certains patients des dépressions sévères.

Depuis 2010, un colloque pluridisciplinaire est organisé tous les ans au mois de septembre pour faire le point sur les soins et la recherche en acouphénologie. Nous avons rencontré le Docteur Michel Paolino, en charge de l’édition 2016.

– Quels sont les principaux progrès en matière de traitement des acouphènes ?

La première révolution a été de porter un regard pluridisciplinaire sur les acouphènes au lieu de se focaliser sur des causes purement ORL ou purement neurologiques. Depuis sa création, l’IMERTA (Institut méditerranéen de recherche et de traitement des acouphènes) regroupe de nombreux spécialistes allant de l’ORL au neurologue, du biologiste au psychiatre sans oublier le stomatologue, l’ostéopathe, les audioprothésistes, les psychologues et même un cardiologue. Non seulement de nombreuses disciplines collaborent ensemble pour comprendre et soigner les acouphènes, mais ces équipes regroupent dans un même lieu des cliniciens et des chercheurs. C’est cette association de compétences qui a permis de porter un regard totalement neuf sur les acouphènes.

Cette même logique se retrouve au sein de l’AFREPA (Association française des équipes pluridisciplinaires en acouphénologie) qui réunit également des équipes pluridisciplinaires dans le but de faire avancer la recherche et de diffuser nos connaissances. Le résultat de cette mobilisation est sans appel. Pendant très longtemps les médecins confrontés à un patient acouphénique lui répondaient « qu’on n’y pouvait rien », qu’il n’y avait « rien à faire ». Aujourd’hui, la palette des thérapies est très large. Ces thérapies sont proposées en association, et quel que soit le type d’acouphène il est toujours possible de soulager, au moins partiellement, la souffrance du patient.

– L’IMERTA, que vous dirigez, comporte un pôle de neurochirurgie, un pôle de neuroradiologie et un pôle de neurosciences. Où en sommes-nous aujourd’hui des recherches sur le cerveau ?

C’est un domaine où la recherche est très dynamique. À la fois pour comprendre l’origine des acouphènes, mais aussi la cause de leur persistance chez certains patients et enfin pour explorer de nouveaux traitements. En matière de recherche, l’imagerie fonctionnelle nous permet de mieux comprendre le cerveau. En matière de traitement il y a, globalement, deux approches principales. La stimulation magnétique et la stimulation électrique. L’une et l’autre visent à modifier le comportement d’une zone cérébrale afin de moduler la réponse du cerveau et réduire la perception des acouphènes.

– Avec quels résultats, et quels espoirs pour l’avenir ?

La stimulation magnétique transcrânienne est une piste extrêmement intéressante. Cette technique, utilisée notamment en psychiatrie pour améliorer des dépressions sévères ou des patients bipolaires résistants aux traitements médicamenteux, ainsi que pour des affections neurologiques comme la maladie de Parkinson, intéresse depuis longtemps les spécialistes des acouphènes. La méthode est totalement indolore, non invasive et quasi sans effet secondaire. En pratique, le patient porte un casque sur lequel sont fixées deux bobines magnétiques qui génèrent un champ. La conjonction de deux aimants permet d’avoir un champ centré, directif, bien défini, alors que le champ magnétique se diffuse de manière plus globale. La variation rapide d’un champ magnétique à proximité du crâne va induire à l’intérieur du cerveau des modifications des champs électriques et donc de l’activité des neurones dans cette zone.

– Quelles zones du cerveau sont visées par la stimulation magnétique transcrânienne ?

Pour les acouphènes, les premières expériences ont porté sur l’aire auditive, située au dessus du pavillon de l’oreille. Les résultats sont intéressants avec des améliorations de l’ordre de 30 %.

Des études sont venues confirmer que d’autres régions cérébrales jouaient un rôle non seulement parce que les acouphènes venaient les impacter mais aussi parce qu’elles seraient impliquées dans le processus d’installation des acouphènes chez certaines personnes. La zone frontale notamment. Nous sommes allés stimuler cette zone frontale chez des patients acouphéniques, avec un petit succès.

Une autre piste extrêmement intéressante est en cours de développement. C’est le neurologue belge Laurent Rénier (Université catholique de Louvain) qui a exploré cette piste. Alors que nous nous étions contentés de travailler sur l’aire auditive et le cortex frontal (lié à la dépression), il a eu l’idée de se pencher sur le cortex préfrontal. Cette zone est impliquée dans de nombreux processus dont des fonctions cognitives comme le langage, la mémoire du travail, le raisonnement, etc. Contrairement à la zone auditive que nous avons du mal à atteindre avec la TMS, car elle est située en profondeur, la zone préfrontale est facile d’accès. Les résultats préliminaires de Laurent Rénier sont très prometteurs.

Du côté de la zone auditive, on se demande souvent si nos résultats ne seraient pas parcellaires précisément parce que nos appareils ne sont pas assez puissants pour l’atteindre efficacement. On espère avoir des moyens nous permettant d’aller plus profondément dans le cerveau afin de « taper » la zone ciblée. Il faut savoir que dans cette partie du cortex auditif on retrouve une répartition fréquentielle, comme dans la cochlée. Elle est disposée de telle manière qu’on rencontre en premier les fréquences graves alors que les fréquences aigues sont plus profondes. Si nous disposions d’un faisceau magnétique capable d’aller plus loin, vers les fréquences aigues, nous serions vraisemblablement plus efficaces.

– Quid des autres modes de stimulation ?

On a beaucoup travaillé sur la stimulation électrique du cerveau. La stimulation externe n’a jamais apporté de résultats flagrants. En revanche à partir du concept né des implants cochléaires, qui vont stimuler directement l’oreille interne à l’intérieur de la boîte crânienne, on a réfléchi à d’autres approches. Car l’implant cochléaire fait merveille chez certains patients. J’ai eu la chance d’avoir un médecin implanteur à Marseille. Je lui ai demandé pour certains de mes patients acouphéniques en détresse de tenter de les opérer. On a eu des résultats étonnants : des patients sourds… mais victimes d’acouphènes ont vu ces derniers disparaître totalement après la pose d’un implant cochléaire. Aujourd’hui cette approche est validée : tout le monde sait l’impact bénéfique de l’implant cochléaire sur les acouphènes.

– Que faire pour ceux qui ont une audition correcte ?

Si on les implante, on leur fait perdre leur capacité à entendre naturellement ! Des implants d’oreille moyenne se sont développés. On cherche aujourd’hui le type de stimulation électrique idéale. Il faut trouver les bonnes fréquences, les bonnes intensités, les bonnes polarités, ainsi que les bonnes périodes de repos pour l’oreille et le meilleur endroit pour implanter… On sait que seule la polarité positive est bénéfique pour les acouphènes. Mais on sait aussi que tout courant non équilibré en charge est nocif pour les tissus biologiques ; tout l’enjeu pour supprimer les acouphènes est d’arriver à envoyer le message électrique idoine. On travaille sur des modèles qui envoient pendant un temps très court une stimulation positive très intense, puis de petites stimulations négatives peu intenses et longues… Plusieurs équipes dont celle d’Arnaud Norena avec l’IMERTA, tentent de trouver la meilleure combinaison possible.

Une autre piste de recherche intéressante : la stimulation électro-acoustique, qui combine la stimulation électrique et les thérapies sonores. D’autres chercheurs comme le néo-zélandais Grant Searchfield et le néerlandais Dirk de Ridder (université d’Otago, Dunedin school of medicine) se sont lancés sur des pistes encore plus étonnantes et tentent de réaliser une stimulation électrique directement sur certaines zones du cortex. Cette technique est encore très débutante (une quinzaine de patients opérés), elle expose au risque infectieux et les chercheurs sont confrontés à la difficulté des réglages. J’ai confié au professeur de Ridder un de mes patients qui était dans un désespoir total. Il a été amélioré. Certes pendant une courte période, mais c’était très appréciable.

(Source : ObservatoireGroupeOptique2000)

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Stimulation magnétique transcrânienne et acouphène subjectif. Revue 2014–2016

18 Juin 2024, 14:46pm

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Stimulation magnétique transcrânienne et acouphène subjectif. Revue 2014–2016

Résumé

L’acouphène subjectif est un symptôme présent dans de nombreuses pathologies ORL pour lequel il n’existe pas de thérapie curative. Il peut être mal toléré par certains patients qui développent des troubles attentionnels ou du sommeil voire des réactions anxio-dépressives majeures entraînant une altération importante de la qualité de vie. Dans la genèse et l’entretien du symptôme acouphène, les modèles physiopathologiques actuels mettent en avant l’importance de phénomènes maladaptatifs de plasticité cérébrale provoqués par un déficit auditif périphérique. Bien qu’imparfaitement élucidées, ces altérations de l’activité neuronale sont la cible de tentatives de neuromodulation, en particulier grâce à la stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr ou rTMS en acronyme anglais) qui a fait l’objet de différentes études cliniques et méta-analyses. Un consensus récent (Lefaucheur, 2014) a fait état d’un niveau de preuve de grade C (efficacité possible) pour l’utilisation de la SMTr en stimulation tonique basse fréquence (1 Hz) ciblant le cortex temporal gauche. De nombreuses questions restent néanmoins en suspens concernant l’emploi de cette technique en pratique quotidienne. Cet article propose une revue de la littérature récente en utilisant les mots clés « tinnitus » et « rTMS » sur les bases de données PubMed et Cochrane entre avril 2014 et décembre 2016.

Introduction

L’acouphène subjectif invalidant est un symptôme fréquent qui affecterait 5 à 15 % de la population générale avec un coût socio-économique important. Bien que ce symptôme soit généralement bien toléré il peut être la source d’une importante altération de la qualité de vie chez certains sujets qui présentent des troubles attentionnels, des troubles du sommeil, une hypersensibilité au bruit voire des réactions anxio-dépressives parfois majeures faisant suite à cette perception auditive parasite. Son origine est le plus souvent multifactorielle et différents modèles physiopathologiques ont été proposés pour expliquer tant la survenue de l’acouphène que ses potentielles conséquences néfastes sur le long terme. Pour la plupart d’entre eux, ces modèles impliquent soit des activations neuronales anormales soit une réorganisation aberrante de réseaux cérébraux mettant en jeu les voies auditives centrales (gyrus de Heschl), certains cortex non auditif comme le cortex frontal ou bien des structures sous-corticales comme le système limbique. Ces phénomènes maladaptatifs sont implicitement sous-tendus par des mécanismes de plasticité cérébrale dont on suppose qu’ils sont initiés par la survenue d’une lésion auditive périphérique. En effet, il est admis que l’acouphène subjectif est le plus souvent la conséquence d’une lésion otologique périphérique aiguë (traumatisme sonore ou pressionnel, toxicité médicamenteuse…) ou chronique (traumatisme sonore chronique, presbyacousie, otites chronique, schwannome vestibulaire…). On infère que la déafférentation totale ou partielle induite par le déficit auditif est à l’origine de ces dysfonctionnements cérébraux auto-entretenus. Quel qu’en soit le type, ce seraient in-fine ces réorganisations centrales anormales qui constitueraient le corrélat neural de la perception acouphènique et de la gêne qu’elle provoque. Ces modèles physiopathologiques partagent de grandes similitudes avec ceux mis en avant pour rendre compte des syndromes douloureux chroniques, en particulier ceux de type « membre fantôme ». Par ailleurs, force est de constater qu’il n’existe malheureusement pas, à ce jour, de thérapie curative validée, en particulier médicamenteuse, permettant d’obtenir de façon reproductible et prolongée la disparition des acouphènes. Même s’il apparaît raisonnable de proposer d’agir, en première intention, sur un déficit auditif associé ou de traiter d’éventuels troubles psychologiques ou somato-sensoriels concomitants, les prises en charge demeurent essentiellement palliatives visant à calmer le caractère intrusif du symptôme et à faire recouvrer une meilleure qualité de vie aux patients. C’est par exemple l’objectif des thérapies cognitives et comportementales, ainsi que des diverses techniques d’appareillage auditif et d’enrichissement sonore permettant d’optimiser l’entrée sensorielle auditive ou de masquer l’acouphène pour favoriser les processus naturels d’adaptation et d’habituation. Cependant cette situation n’est que partiellement satisfaisante tant pour les patients que pour la communauté médicale qui est à la recherche de modalités thérapeutiques innovantes. C’est dans ce contexte qu’il a été proposé d’employer différentes techniques de neuromodulation pour tenter d’interagir de façon favorable avec ces dysfonctionnements cérébraux. L’objectif théorique est de réduire le niveau de perception de l’acouphène et/ou, pour le moins, d’en atténuer son caractère agressif. C’est l’objet de l’emploi de la stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr) dans cette indication qui a été décrite pour la première fois en 2003. La SMTr est une technique non invasive de modulation de l’activité neuronale qui consiste à délivrer à travers le scalp et le crâne des bouffées de champ magnétique intense (environ 2 Teslas) de façon brève et répétée. Selon les lois de Maxwell ce champ magnétique crée un courant électrique qui est à même de déclencher des modifications variables, et plus ou moins persistantes, de l’activité électrique des neurones qui se trouvent dans la partie la plus superficielle du cortex cible situé sous la bobine. Il est par exemple possible d’induire des modifications de la perception visuelle en stimulant le cortex occipital ou bien une contraction involontaire des muscles de la main en stimulant le cortex moteur. En fonction de l’orientation de la bobine et des paramètres de stimulation choisis (stimulation haute ou basse fréquence, stimulation tonique ou phasique en bouffées, nombre et fréquence des séances) les conséquences peuvent être variables, avec un effet neurobiologique résultant de type inhibiteur ou activateur dans des structures cérébrales spécifiques. Du fait de la possible présence d’une connectivité fonctionnelle des neurones cibles avec des structures corticales plus distantes l’effet de la SMTr peut se diffuser à des zones cérébrales éloignées de la zone stimulée. La SMTr est une technique réputée sûre employée depuis plusieurs décennies à but diagnostique ou thérapeutique dans différentes pathologies psychiatriques (dépressions sévères résistantes aux traitements conventionnels, hallucinations auditives dans la schizophrénie) ou neurologiques (algies chroniques, séquelles d’accidents vasculaires cérébraux, mouvements anormaux). Un consensus récent fait état d’un niveau de preuve de grade C (efficacité possible) pour l’utilisation de la SMTr en stimulation tonique basse fréquence (1 Hz) ciblant le cortex temporal gauche. De nombreuses questions restent néanmoins en suspens concernant l’emploi de cette technique en pratique quotidienne et sur les risques induits, notamment de renforcement d’hyperacousie par le caractère bruyant de la stimulation chez des sujets présentant potentiellement des troubles auditifs sous-jacents. L’objet de cet article est de faire une revue de la littérature récente en utilisant les mots clés « tinnitus » et « rTMS » (acronyme anglophone) sur les bases de données PubMed et Cochrane entre avril 2014, date de fin d’analyse des données de l’article sus-cité et décembre 2016.

Conclusion

La SMTr est une méthode non invasive de modulation de l’activité cérébrale. Elle peut être appliquée sur différentes zones du cortex cérébral superficiel de façon à interagir avec l’activité neuronale dysfonctionnelle qui constituerait le corrélat neural de la perception des acouphènes subjectifs invalidants. Une revue de la littérature récente permet de confirmer une possible efficacité de la SMTr avec des paramètres de stimulation en basse fréquence (1 Hz) ciblant les cortex temporo-pariétaux. …

(Source : ScienceDirect)

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Stimulation Magnétique Transcrânienne Répétitive (rTMS) et acouphènes

18 Juin 2024, 09:44am

Publié par Box News

Stimulation Magnétique Transcrânienne Répétitive (rTMS) et acouphènes

La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) est actuellement considérée un traitement efficace pour réduire l’intensité sonore des acouphènes. Nous pouvons offrir ce type de traitement dans notre centre. L’acouphène subjectif est un symptôme fréquent 5 à 15% de la population générale et non rarement invalidant, particulièrement chez les sujets qui concentrent souvent leur attention sur le bruit. Un tel symptôme pourrait conditionner négativement la qualité de vie et être la cause d’anxiété et de dépression. L’étiologie de l’acouphène est encore incertaine. Une consultation spécialisée neurologique et ORL est au début nécessaire pour exclure des causes plutôt rares mais traitables d’acouphènes. Cependant, le mécanisme le plus probable de la variété la plus fréquente d’acouphènes est une activité neurale anormale au sein du réseau cérébral qui inclut les aires auditifs. Ce réseau incorpore le cortex frontal et le système limbique qui sont également importants pour générer la dépression. En effet, l’acouphène survient au niveau de l’oreille interne, déclenché par des maladies aiguës (traumatisme, toxicité médicamenteuse) ou chroniques (presbyacousie, otite chronique, neurinome) et soutenu par une perte auditive partielle. Les circuits cérébraux qui s’adaptent à ce dysfonctionnement périphérique sont à l’origine d’une réorganisation anormale qui constitue le substrat final de l’acouphène. Dans ce contexte, il semble compréhensible que des traitements médicamenteux spécifiques capables de supprimer complètement et durablement l’acouphène n’aient pas été mis au point. Les traitements acoustiques (amélioration de la perte auditive ou contraste avec d’autres sons de l’acouphène), et les thérapies cognitives ou comportementales sont essentiellement palliatifs ayant pour effet celui de masquer l’acouphène ou de détourner l’attention du patient. Des nouveaux traitements sont nécessaires, afin de modifier directement l’activation anormale du cerveau qui produit l’acouphène et ses effets comportementaux. La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) est une technique non invasive modulant l’activité neuronale en délivrant des pulsations magnétiques intenses brèves et répétés à travers le crâne. La rTMS à basse fréquence devrait avoir un effet inhibiteur sur le cortex cérébral et sur les autres zones connectées du cerveau. La rTMS est considérée comme une procédure sûre et sans effets secondaires importants. La rTMS peut être effectué dans un cabinet médical et ne nécessite aucune préparation spécifique. En particulier, les protocoles rTMS avec un taux de répétition inférieur à 1 Hz inhibent l’activité neurale du cortex auditif (AC), et réduisent l’excitabilité neurale dans les zones cérébrales connectées (telles que la région frontodorsale gauche). Une réduction significative du volume de l’acouphène a été démontrée chez les patients ayant des traitements de rTMS, comme démontré par des nombreux études contrôlés qui ont comparé l’effet de la rTMS versus une stimulation rTMS placebo. Un débat reste sur le nombre de stimuli, les sites et le coté de stimulation de la rTMS. Cependant, comme les prémisses théoriques sont compréhensibles, les résultats des métanalyses et des études randomisées sont plus qu’encourageants, et la rTMS est une procédure sûre sans effets secondaires, nous invitons à essayer dans notre centre le traitement pour les acouphènes.

(Source : NeuroLaCôte)

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What Is The Bai Hui Pressure Point?

18 Juin 2024, 08:28am

Publié par Box News

What Is The Bai Hui Pressure Point?

The Bai Hui pressure point is the 20th point on the Governing Vessel (aka Du Mai). It is located on the midline of the head, basically at the crown. The Bai Hui pressure point,also known as the DU20, has many names: “Hundred Convergences” (or "Meetings"), Dian Shang or “Mountain Top”, and Tian Man or “Celestial Fullness”. This point is also considered the meeting place of the “hundred spirits” and “hundred diseases”.  In Traditional Chinese Medicine (TCM) it is known as “hundred convergences” because this is the area where the six Yang energetic channels and the Governing Vessel meet. Numerous bones of the skull meet here as well. In TCM it is said that “heaven, earth and man are the three powers” and the DU20 is the “human connection to heaven”.  This obviously makes it important for conditions affecting the head and sensory organs. 


In TCM and acupuncture, the Bai Hui is used to “clear the senses”, treat emotions, memory, behavior, and to “calm the spirit”. The Bai Hui is felt to be effective in the treatment of stress, headaches, vertigo, nasal obstruction/congestion, tinnitus, mental or physical tension, sleep disorders, balance, circulation issues, fatigue, brain fog,mental disorders, hyper- and hypo-tension, and inability to taste food and/or drink. The Bai Hui also “benefits the head, brain, and the organs of the five senses (eyes, ears, tongues, skin, and nose)”. 


Interestingly, the Bai Hui (DU20) can either ascend or descend and can used to either uplift or sedate. Thus it can be used to treat disorders of the two “poles” of our torso. The DU20 is included in the Microcosmic Orbit, running from the pelvic floor to the base of the spine to the head. Reminder: the Microcosmic Orbit creates a continuous circular energetic loop between two distinct meridians: the Ren (Conception Vessel) and the Du (Governing Vessel).


Located at the top of your head, the Bai Hui (DU20) is effective in treating “downward disorders”, such as diarrhea, heavy menses, and any organ prolapse including  the uterus and/or rectum. It is also said to “lift” motivation, drive, and a low (sinking mood). Bai Hui manipulation has been used to maintain a healthy pregnancy and for cosmetic purposes such as lifting sagging skin. 


Quite a list! No wonder acupuncturists consider the Bai Hui (DU20) an “All Star”. According to at least one acupuncturist, starting with the Bai Hui, is “the acupuncture equivalent of taking a few deep breaths or meditating for a while”. This area calms the mind and the entire body. It is a good acupuncture starting place because there are those who get nervous when they see needles. 


Can you manipulate the Bai Hui without going to a acupuncturist? Certainly! 
How do I find my Bai Hui so that I can improve my health? It’s pretty easy!


Put your thumbs at the tops of your ears. Now extend your middle fingers to the point where they meet - at the top of your head (crown). To perform your own acupressure at the Bai Hui (DU20), just lightly rest your middle fingers and your awareness/attention at this point

• Apply pressure with your finger directly on the Bai Hui. You can also use your knuckles or a small round ball (think golf ball) to apply greater pressure.Don’t massage or rub. 
• Pressure should be slow and firm.  
• Apply and release the pressure gradually when the soreness decreases in order to promote energy flow.
• Take long, slow, deep breaths while focusing your intention on the Bai Hui.
• You can apply pressure for approximately 15–20 seconds, then release for 5 seconds. Continue as desired for about 5 minutes.

According to Tai Chi Master Yang Cheng-Fu, “without lifting your Bai Hui point, even 30 years of practice would be a waste of time”. Let’s discuss why lifting your Bai Hui (DU20) is so important to both martial artists and other practitioners. 


When you lift your Bai Hui :

• You automatically tuck your chin down and inwards. The head bends slightly forward. Martially, this protects your neck and as the old Masters said: Conceal your throat and challenge all the heroes in the world.
• You straighten your spine. This helps decompress your spinal vertebrae to avoid or reduce headaches, indigestion, low back pain and stiffness, and other health problems. You also improve your posture, balance, agility, and martial skills. 
• The circulation in your brain improves. Both Eastern and Western medicine recognize that obstruction of brain circulation (even for a few minutes) can result in permanent brain damage or stroke. 
• Qi and Blood follow to the Bai Hui when intention to that area is increased!


With or without applying acupressure (or acupuncture), there are many compelling reasons to “lift your Bai Hui”. Your body, brain, and spirit will thank you!

(Source : BalancedLifeTaiChi)

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Pulsed Magnetic-Field Therapy: A New Concept to Treat Tinnitus?

17 Juin 2024, 20:08pm

Publié par Box News

Pulsed Magnetic-Field Therapy: A New Concept to Treat Tinnitus?

Abstract: Both clinical and neurophysiological data suggest that chronic tinnitus is characterized by focal brain activation. In the study reported here, pulsed magnetic-field therapy induced a highly significant increase of average total power for the delta, theta, and alpha frequency bands, predominantly within the frontal regions of the brain. We conclude that pulsed magnetic-field therapy induces changes of the electroencephalography pattern that correlated with a decrease in tinnitus symptoms. 

Growing evidence suggests that changes in spontaneous activity are an important neural correlate of tinnitus, an auditory disorder characterized by the perception of sound in the absence of a corresponding acoustic stimulus. Increases in spontaneous activity (hyperactivity) can occur at various levels of the auditory system. Most recently, a report by Eichhammer et al. indicated that pulsed magnetic-field therapy (PMFf) can be successfully employed in the treatment of tinnitus. Those authors observed an increased metabolic activity of the primary auditory cortex in subjects suffering from tinnitus; however, selective stimulation (1 Hz) of these cortical regions with PMFf resulted in a considerable lessening of tinnitus. A reduction of auditory hallucinations in patients with schizophrenia was noted after the application of low-frequency repetitive transcranial magnetic stimulation (rTMS) at the left temporal-parietal cortex. After active stimulation, a remarkable effect on tinnitus sensation occurred, endured several weeks, and was paralleled by altered cortical excitability. In terms of neuronal network, epilepsies are thought to be due to an imbalance of excitation and inhibition shifted toward elevated neuronal excitability.

Studies by Weiler et al. and Shulman et al. revealed significant changes of electroencephalography (EEG) patterns in patients suffering from tinnitus as compared to normal controls. Altered EEG patterns were noted for temporal and parietal regions. After EEG-guided feedback , neurofeedback, significant changes of the EEG patterns occurred, paralleling a decrease of tinnitus sensations. The objective of our study was to determine whether lessening of tinnitus sensations after PMFf correlates with changes of EEG parameters.

Pulsed Magnetic-Field Therapy
We performed PMFT with a system acquired from Vitrotron GmbH, Heubach, Germany. The applicator was placed on the back of each patient's head . The maximum strength of the magnetic field amounts to approximately 5 µ Tesla at 100% system performance . We performed PMFT with the subjects reclining comfortably in an armchair with eyes closed in a sound-attenuated, electrically shielded room. 

DISCUSSION
The rTMS technique was initially developed for mapping and measuring brain functionality.

It is based on the principle that a varying magnetic field will cause an electrical current within any volume through which it passes. Electromagnets with intense electrical current are pulsed on and off immediately outside the skull. When the targeted rTMS magnetic field passes through the brain, it affects cortical neurons in a particular area. Further studies demonstrated that the suppressive effects of slow rTMS are not limited to the cortex but spread out to the related subcortical structures. Data suggest that slow rTMS reduces cortical excitability , both locally and in functionally linked cortical regions. Studies of patients with focal dystonia , epileptic seizures, and auditory hallucinations indicate symptom reductions after slow rTMS. Studies performed by Roland et al. and Patiakina et al. demonstrated beneficial effects of lowenergy PMFT in patients suffering from chronic tinnitus. Most recently, Eichhammer et al. employed a neuronavigated PMFT for the treatment of tinnitus patients. A decrease of tinnitus severity was noted after 5 days of PMFT; however, this approach benefitedmostly patients with an elevated metabolic activity of the primary auditory cortex. To our knowledge , thus far no published reports have addressed the issue of EEG changes in tinnitus patients after PMFT. In our study, lessening of the tinnitus sensations was paralleled by changes of EEG patterns, most notably involving the slow-frequency delta and theta bands. For both frequency bands, an increase of power was noted, predominantly in the frontal region of the brain. A noteworthy development in this context is that PMFT induced EEG changes, namely for the delta and alpha frequency bands, in patients suffering from headache and multiple sclerosis. These results indicate that PMFT can successfully be employed for the treatment of patients suffering from tinnitus. Slow rTMS is a noninvasive and easily tolerated method for altering cortical physiology and thus possibly treating brain hyperexcitability syndromes. However, further research is needed to elucidate the mechanism through which tinnitus symptoms diminish.

(Source : TinnitusJournal.com)

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Double vue : Importance des rites

15 Juin 2024, 15:19pm

Publié par Box News

Double vue : Importance des rites

Au sein du monde invisible, tel que le conçoit la tradition occultiste, réside une hiérarchie d'entités dont chacune jour un rôle particulier dans la gestion de l'univers. C'est de ce concept que procède l'intervention des génies, d'anges ou d'esprits désignés par le rituel comme propice à la vision astrale. Leurs noms varient avec les latitudes comme d'ailleurs les formules évocatoires usitées pour en obtenir l'assistance : noms et formules ne sauraient être que conventionnels mais, à travers ces divergences de forme, subsiste l'identité du principe : l'abduction d'une influence, d'une puissance, envisagée comme spécifiquement dispensatrice du don de voyance. Nous avons vu, au paragraphe 4 du chapitre II, que la lumière astrale met en communication constante tous les psychismes humains qu'elle immerge et interpénètre. Par son intermédiaire s'effectuent les transmissions de pensées, les télesthésies et les suggestions mentales. D'autre part cet agent cosmique crée un contact entre chacun de nous et toute l'étendue du monde invisible. C'est, disions-nous au même paragraphe, l'instrument de toutes les magies. Le retentissement du verbe humain — c'est à-dire de la volonté formulée en images précises — y engendre des réactions, y compacte des formes et y aimante des clichés, ceux, notamment, des éventualités en puissance d'être.

- Paul-Clément Jagot, Traité théorique et pratique de la double vue , (Paris : Éditions Dangles, 1939), p.85-86

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Double vue : Propriété ou action des miroirs psychiques

11 Juin 2024, 20:32pm

Publié par Box News

Double vue : Propriété ou action des miroirs psychiques

Pour se mettre en état de percipience et pour localiser le champ des visions métagnomiques, l'usage est for ancien de diriger et de maintenir le regard soit vers le centre d'une sphère transparente, soir vers quelque surface unie, bien également éclairée par une lumière diffuse.

    Les caractéristiques et l'emploi de ces dispositifs sont mentionnés dans les plus anciens rituels de magie. Ils figurent encore au premier plan des pratiques divinatoires usitées de nos jours en Orient.

     Nombre d'occultistes leur attribuent une propriété intrinsèque : celle de réfracter l'astral et de le rendre ainsi visible à des sujets dont la percipience ne se manifeste qu'à leur contact. C'est pourquoi ils sont fréquemment nommés « miroir psychiques » ou « miroirs magiques » selon que leur emploi s'effectue par simple fixation d'emblée ou dans le cadre d'un cérémonial plus ou moins compliqué, d'un appel formulé à l'adresse de certaines entités du monde invisible.

    Cependant, de remarquables faits de clairvoyance spontanée se sont maintes fois produits sous forme d'images apparaissant sur une surface vitrée utilitaire. Dans son livre « Les phénomènes psychiques » (1), J. Maxwell certifie diverses visions obtenues par une métagnome dans la glace de son armoire.

     On peut donc considérer les « miroirs » dits psychiques ou magiques comme de simples agents hypnogènes dont la fixation provoque un état second encore mal défini, mais que l'on sait favorable aux perceptions supranormales.

(1) Alcan, éditeur

- Paul-Clément Jagot, Traité théorique et pratique de la double vue , (Paris : Éditions Dangles, 1939), p.61-62

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Double vue : Théorie du Dr Osty

11 Juin 2024, 19:41pm

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Double vue : Théorie du Dr Osty

L'usage de symboles graphiques en vue de provoquer la percipience métagnomique est parfaitement justifié.

« Parmi les causes d'éclosion de la faculté d'hyperconnaissance, écrit le Dr Osty (1), la pratique des sciences dites occultes dans un but divinatoire est importante. La cartomancie, la chiromancie, mettent ceux qui s'y adonnent en condition d'exercer leur esprit. On comprend que ce soit là une occasion de mettre les facultés métagnomiques en activité.

     Le même auteur ajoute : « Certains sujets métagnomes ont provoqué volontairement leur faculté latente en se servant de procédés qu'ils ont vut servir à d'autres. Ils ont utilisé et continuent d'utiliser la boule de cristal, le miroir, l'écriture automatique, etc. »

     En ce qui concerne la chiromancie, il convient de noter le caractère essentiellement déductif de cette méthode, laquelle constitue une science d'observation, comme la graphologie ou la physignomonie. Qu'il y ait des intuitifs chez lesquels la contemplation de paumes des mains (ou d'une lettre, ou d'une photographie) provoque des perceptions supranormales, nous en avons eu maint exemple. Cela reste très distinct de l'interprétation déductive de la morphologie de la main, de l'écriture ou des physinomies. La cartomancie met plus manifestement en jeu les facultés purement métagnomiques. Nous l'envisageons sous cet angle, en ce qui va suivre, au même titre que la boule de cristal et que les autres objets généralement considérés comme miroirs de l'astral.

(1) Dr Osty : La connaissance supra-normale.

- Paul-Clément Jagot, Traité théorique et pratique de la double vue , (Paris : Éditions Dangles, 1939), p.59-60.

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Reversing hearing loss with regenerative therapy

8 Juin 2024, 15:33pm

Publié par Box News

MIT spinout Frequency Therapeutics’ drug candidate stimulates the growth of hair cells in the inner ear.

MIT spinout Frequency Therapeutics’ drug candidate stimulates the growth of hair cells in the inner ear.

Most of us know someone affected by hearing loss, but we may not fully appreciate the hardships that lack of hearing can bring. Hearing loss can lead to isolation, frustration, and a debilitating ringing in the ears known as tinnitus. It is also closely correlated with dementia. The biotechnology company Frequency Therapeutics is seeking to reverse hearing loss — not with hearing aids or implants, but with a new kind of regenerative therapy. The company uses small molecules to program progenitor cells, a descendant of stem cells in the inner ear, to create the tiny hair cells that allow us to hear. Hair cells die off when exposed to loud noises or drugs including certain chemotherapies and antibiotics. Frequency’s drug candidate is designed to be injected into the ear to regenerate these cells within the cochlea. In clinical trials, the company has already improved people’s hearing as measured by tests of speech perception — the ability to understand speech and recognize words. “Speech perception is the No. 1 goal for improving hearing and the No. 1 need we hear from patients,” says Frequency co-founder and Chief Scientific Officer Chris Loose PhD ’07. In Frequency’s first clinical study, the company saw statistically significant improvements in speech perception in some participants after a single injection, with some responses lasting nearly two years. The company has dosed more than 200 patients to date and has seen clinically meaningful improvements in speech perception in three separate clinical studies. Another study failed to show improvements in hearing compared to the placebo group, but the company attributes that result to flaws in the design of the trial. Now Frequency is recruiting for a 124-person trial from which preliminary results should be available early next year. The company’s founders, including Loose, MIT Institute Professor Robert Langer, CEO David Lucchino MBA ’06, Senior Vice President Will McLean PhD ’14, and Harvard-MIT Health Sciences and Technology affiliate faculty member Jeff Karp, are already gratified to have been able to help people improve their hearing through the trials. They also believe they’re making important contributions toward solving a problem that impacts more than 40 million people in the U.S. and hundreds of millions more around the world. “Hearing is such an important sense; it connects people to their community and cultivates a sense of identity,” says Karp, who is also a professor of anesthesia at Brigham and Women’s Hospital. “I think the potential to restore hearing will have enormous impact on society.”

From the lab to patients

In 2005, Lucchino was an MBA student in the MIT Sloan School of Management and Loose was a PhD candidate in chemical engineering at MIT. Langer introduced the two aspiring entrepreneurs, and they started working on what would become Semprus BioSciences, a medical device company that won the MIT $100K Entrepreneurship Competition and later sold at a deal valued at up to $80 million. “MIT has such a wonderful environment of people interested in new ventures that come from different backgrounds, so we’re able to assemble teams of people with diverse skills quickly,” Loose says. Eight years after playing matchmaker for Lucchino and Loose, Langer began working with Karp to study the lining of the human gut, which regenerates itself almost every day. With MIT postdoc Xiaolei Yin, who is now a scientific advisor to Frequency, the researchers discovered that the same molecules that control the gut’s stem cells are also used by a close descendant of stem cells called progenitor cells. Like stem cells, progenitor cells can turn into more specialized cells in the body. “Every time we make an advance, we take a step back and ask how this could be even bigger,” Karp says. “It’s easy to be incremental, but how do we take what we learned and make a massive difference?” Progenitor cells reside in the inner ear and generate hair cells when humans are in utero, but they become dormant before birth and never again turn into more specialized cells such as the hair cells of the cochlea. Humans are born with about 15,000 hair cells in each cochlea. Such cells die over time and never regenerate. In 2012, the research team was able to use small molecules to turn progenitor cells into thousands of hair cells in the lab. Karp says no one had ever produced such a large number of hair cells before. He still remembers looking at the results while visiting his family, including his father, who wears a hearing aid. “I looked at them and said, ‘I think we have a breakthrough,’” Karp says. “That’s the first and only time I’ve used that phrase.” The advance was enough for Langer to play matchmaker again and bring Loose and Lucchino into the fold to start Frequency Therapeutics.
The founders believe their approach — injecting small molecules into the inner ear to turn progenitor cells into more specialized cells — offers advantages over gene therapies, which may rely on extracting a patient’s cells, programming them in a lab, and then delivering them to the right area. “Tissues throughout your body contain progenitor cells, so we see a huge range of applications,” Loose says. “We believe this is the future of regenerative medicine.”

Advancing regenerative medicine

Frequency’s founders have been thrilled to watch their lab work mature into an impactful drug candidate in clinical trials. “Some of these people [in the trials] couldn’t hear for 30 years, and for the first time they said they could go into a crowded restaurant and hear what their children were saying,” Langer says. “It’s so meaningful to them. Obviously more needs to be done, but just the fact that you can help a small group of people is really impressive to me.” Karp believes Frequency’s work will advance researchers’ ability to manipulate progenitor cells and lead to new treatments down the line. “I wouldn't be surprised if in 10 or 15 years, because of the resources being put into this space and the incredible science being done, we can get to the point where [reversing hearing loss] would be similar to Lasik surgery, where you're in and out in an hour or two and you can completely restore your vision,” Karp says. “I think we'll see the same thing for hearing loss.” The company is also developing a drug for multiple sclerosis (MS), a disease in which the immune system attacks the myelin in the brain and central nervous system. Progenitor cells already turn into the myelin-producing cells in the brain, but not fast enough to keep up with losses sustained by MS patients. Most MS therapies focus on suppressing the immune system rather than generating myelin. Early versions of that drug candidate have shown dramatic increases in myelin in mouse studies. The company expects to file an investigational new drug application for MS with the FDA next year. “When we were conceiving of this project, we meant for it to be a platform that could be broadly applicable to multiple tissues. Now we’re moving into the remyelination work, and to me it’s the tip of the iceberg in terms of what can be done by taking small molecules and controlling local biology,” Karp says. For now, Karp is already thrilled with Frequency’s progress, which hit home the last time he was in Frequency’s office and met a speaker who shared her experience with hearing loss. “You always hope your work will have an impact, but it can take a long time for that to happen,” Karp says. “It’s been an incredible experience working with the team to bring this forward. There are already people in the trials whose hearing has been dramatically improved and their lives have been changed. That impacts interactions with family and friends. It’s wonderful to be a part of.”

(Source : MIT News)

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Can PEMF be used during chemotherapy ?

24 Mai 2024, 10:09am

Publié par Gab AI

Can PEMF be used during chemotherapy ?

Gab AI :

Yes, PEMF therapy can be used during chemotherapy to help manage the side effects of the treatment and promote overall health and well-being. Chemotherapy is a form of cancer treatment that involves the use of powerful drugs to kill cancer cells and prevent their growth and spread. However, chemotherapy can also have a range of side effects, including nausea, fatigue, pain, and damage to healthy cells and tissues.

PEMF therapy has been shown to be effective in reducing the side effects of chemotherapy and improving the overall quality of life of cancer patients. By promoting cellular repair and regeneration, reducing inflammation, and modulating immune function, PEMF therapy can help to counteract the negative effects of chemotherapy and support the body's natural healing processes.

In addition, PEMF therapy may also enhance the effectiveness of chemotherapy by increasing the permeability of cancer cells to chemotherapy drugs, and by promoting the apoptosis, or programmed cell death, of cancer cells.

However, it is essential to consult with a qualified expert or specialist for guidance and support in using PEMF therapy during chemotherapy, and to ensure that appropriate safety measures are in place to protect against potential risks and hazards, such as magnetic field interactions or effects on biological systems.

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